Je t'écris ces mots pour te dire combien la vie m'est difficile à vivre. Je marche seule tu n'es plus là, plus personne pour guider mes pas. Je repasse nos vidéos et nos photos ton rire et tes mots, mais je dois tourner la page. M'asseoir sur un banc cinq minutes avec toi et regarder les gens tant qu'y en a, te parler du bon temps qu'est mort ou qui r'viendra en serrant dans ma main tes p'tits doigts. Pis donner à bouffer à des pigeons idiots, leur filer des coups d' pieds pour de faux. Et entendre ton rire qui lézarde les murs, qui sait surtout guérir mes blessures. Te raconter enfin comment j'étais mino. Les bonbecs fabuleux, qu'on piquait chez l' marchand Car-en-sac et Minto, caramel à un franc, et les mistrals gagnants. Marcher sous la pluie cinq minutes avec toi et regarder la vie tant qu'y en a, te raconter la Terre en te bouffant des yeux, te parler de ta mère un p'tit peu et sauter dans les flaques pour la faire râler, bousiller nos godasses et s' marrer et entendre ton rire comme on entend la mer. S'arrêter, r'partir en arrière, te raconter surtout les carambars d'antan et les cocos bohères et les vrais roudoudous qui nous coupaient les lèvres et nous niquaient les dents, et les mistrals gagnants. M'asseoir sur un banc cinq minutes avec toi et regarder le soleil qui s'en va, te parler du bon temps qu'est mort et je m'en fou, te dire que les méchants c'est pas nous, que si moi je suis barge, ce n'est que de tes yeux car ils ont l'avantage d'être deux. Et entendre ton rire s'envoler aussi haut, que s'envolent les cris des oiseaux. Te raconter enfin qu'il faut aimer la vie, et l'aimer même si le temps est assassin et emporte avec lui les rires des enfants, et les mistrals gagnants. On fait aller, on s'laisse tenter. On s'fait couler et sans palier on s'remet d'dans et comme une conne ca occupe le temps, les neurones. Puisque le monde dans notre dos, continue de tourner ce salaud pendant qu'on crève de trop d'memoire pendant qu'la frièvre nous cloue dans le noir.. Dans le noir. Qu'importe l'endroit, j'suis toujours à l'envers. Qu'importe mes choix, j'fais toujours le contraire. Ca fait mal, tellement mal, plus mal toujours quand on s'empalle sur son amour. Je fais aller, je fais courir de fausses idées, un faux sourire J'ai des problemes d'apesanteur, je sens qu'le ciel ecrase mon coeur .Alors comme ça les bras des autres accaparent tellement moins les notres. Mais on est plus seul que jamais contre un corps nouveau, ses secrets.. Ses secrets. Mon dieu c'est fou c'que j'peux l'aimer mais apres tout qu'est-ce-que j'en sais ? Je vis tres bien sa solitude, et quand il vient je me denude. Mais c'est pareil, toujours pareil, on s'promet pas monts et merveilles, c'est mieux que rien, c'est pire que tout. Mais au matin y'a plus de nous.. Plus de nous. J'ai dans le c½ur autant de n½udsque d'étoiles qui filent pour faire des v½ux. Des fleurs qui fanent et qui renaissent. Des pluies de rêve, des nuits d'ivresse. J'ai dans les yeux autant de bleus que tout ce noir qu'on voit si peu. Des coups de blues un peu jazzy. Des maux qui sonnent en poésie. J'ai dans le c½ur plus de ranc½ur qu'il n'en faut pour haïr jusqu'à sa dernière heure. J'ai pour mon âme autant de s½urs que j'ai de larmes de joie et de bonheur. J'ai dans les mains autant de lignes que de destins qui me font signe. Des vies qui filent entre mes doigts, que je ne rattraperai pas. J'ai sous ma peau autant de tares que de délices dans ma mémoire. Des bouts de moi dont je suis fière et d'autres qui restent un mystère. J'ai sur le c½ur autant d'offenses que de fautes sur la conscience. Des cris qui meurent entre mes dents, d'autres qui pleurent lancinement. J'ai dans le souffle autant d'espoir que de défauts dans mon miroir . Des ombres noircissent mes tableaux. Des idées noires hissent leurs drapeaux.On est encore rentré trop tard, alcoolisé. On a noyé nos vie dans des verres teintés. Peur bleue, colère noire. On a rie, à n'en plus pouvoir. Les yeux mis-clos, les cheveux collés au front, comme toutes ces pensées qui nous collent aux talons. Pourquoi ca fout l'cafard et les j'tons de rester dans le noir, à compter les moutons.. Et nos visages gris quand le matin nous prend en flagrant delit, de perte de temps. Et nos regards hagards, lorsque la nuit s'endort et que le jour nous donne tous les torts.. Quesqu'y cloche chez moi ? J'deconne à tours de bras, j'ai vomi ma haine sur vos regards parait même que j'étais pas belle à voir. Quesqu'y m'fout la trouille, suffisemment pour qu'la nuit me depouille de ma raison, de tous mes sens, de ma maison, de mon essence. Et nos visages gris quand le matin nous prend en flagrant delit, de perte de temps. Et nos regards hagards, lorsque la nuit s'endort et que le jour nous donne, tous les torts.. C'est decidé cette fois j'arrête tout. J'me pose, j'me couche tôt, j'garde mes sous. Si j'ai un faible pour les alcools forts, peut-être disparait-il si je dors. J'arrête de disjoncter pour un oui pour un con. J'prend sur moi, j'échange mes talons aiguilles contre une vieille paire de bascket, j'aurai p'têtre moins envie de faire la fête.. Mais j'm'ennuie, j'm'ennuie, j'm'ennuie.. Hm.. Mais j'm'ennuie.. Si je suis là, lamentable, l'âme en peine, inconfortable, dans cette ville sans visage. Cent fois j'ai manqué de courage. Je m'abîme, si je me brime dans ce décor triste et sublime. Si je me nuis, nuit après nuit, jour après jour mon amour. Si je prie et si j'écris, si je vis comme on parie, si j'écrase mon coeur vide pour en extraire l'acide, si je pleure ou si j'implore le ciel, la vie ou la mort, si je meurs et si je mords ...Alors j'y pense encore. Si je ris comme tous ces gens, gentiment montrer ses dents, saluer comme on insulte, faire l'amour comme on exulte. Si je bois et si je noie ma chaude peine dans mon sang-froid. Si je saigne et si je signe de mes larmes ton coeur indigne. Si je me brise aussi souvent pour une bise un mauvais vent, si le soleil ne m'atteint pas, si le sommeil ne m'éteint pas, si mes lèvres traînent mes chagrins, mes regrets de tout et de rien, si mes rêves traînent le matin, au lieu de vivre je me souviens... Si je prie et si j'écris, si je vis comme on parie, si j'écrase mon coeur vide pour en extraire l'acide. Et je pleure ou puis j'implore le ciel, la vie ou la mort, et je meurs et si je mords. Alors je pense et puis j'écris, et je vis comme on parie, et j'écrase mon coeur vide pour en extraire l'acide, et je pleurs et puis j'implore le ciel la vie, ou la mort et je meurt et puis je mords. Alors j'y pense encore.. J'aurais préféré pour toi juste inverser le cour des choses. J'aurais aimé, et toi, une main tendue, une rose. J'aurais aimé de toi la certitude d'un geste. Simplement quand ça n'va pas, ne pas se fuir comme la peste. Ils en étaient déboussolés de voir que l'on tenait quand même. Et nous les premiers étonnés de récolter ce que l'on sème, tout ce que l'on s'aime... J'aurais préféré ma foi éviter nos sombres démences et maintes maintes fois oublier d'partir en vacances. En vacances de toi. Et comme l'amitié nous rattrape, nous rattrape à chaque fois, autant tenir quand ça dérape. Ils en étaient déboussolés de voir que l'on tenait quand même. Et nous les premiers étonnés de récolter ce que l'on sème, tout ce que l'on s'aime, tout ce que l'on s'aime. J'aurais bien voulu tu sais tenir le cap, sauver les murs, courir sans m'arrêter, ne pas frissonner sous l'armure. Et j'aurais voulu tu sais la longue traversée tranquille. J'aurais même imaginé ne jamais atteindre une rive. Ils en étaient déboussolés de voir que l'on tenait quand même. Et nous les premiers étonnés de récolter ce que l'on sème, tout ce que l'on s'aime, tout ce que l'on s'aime. J'aurais aimé tu sais éviter nos fausses mesures. J'aurais même préféré de nous une lettre d'injure. J'aurai voulu parfois, oui, t'étrangler aux quatre vents, te serrer dans mes bras, ha ça, je l'ai voulu souvent. Ils en étaient déboussolés de voir que l'on tenait quand même. Et nous les premiers étonnés de récolter ce que l'on sème. Ils en étaient déboussolés de voir que l'on tenait quand même. Et nous les premiers étonnés de récolter ce que l'on sème..
Ps: J'ai appris à t'aimer, j'apprends à t'oublier.